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Comment se protéger des logiciels malveillants qui demandent de l’argent ?

Sommaires

Victime potentielle ou juste curieux, vous vous interrogez sur les “logiciel malveillant qui demande de l’argent”, appelés rançongiciels ? Comprendre leur fonctionnement est le premier pas vers la protection.
Cet article vous guide à travers l’univers des rançongiciels, depuis leur mécanisme d’action jusqu’aux stratégies éprouvées pour se défendre et agir en cas d’infection. Plongez dans les détails sans tarder pour prendre une longueur d’avance sur les cybercriminels.

À lire sur le même sujet : Découvrez les 22 différentes catégories de cyberattaques

Les points clés

  • Les rançongiciels sont des malwares qui chiffrent les fichiers ou bloquent l’accès aux systèmes pour extorquer de l’argent, avec des rançons pouvant aller jusqu’à des millions de dollars et des pertes bien supérieures au montant de la rançon.
  • Les rançongiciels se propagent principalement via le phishing, l’exploitation de vulnérabilités système et technologiques, soulignant la nécessité de mesures de sécurité multifacettes incluant la mise à jour des antivirus, des pare-feu et des systèmes d’exploitation.
  • En cas d’infection par rançongiciel, il est recommandé de ne pas payer la rançon, de déconnecter immédiatement la machine infectée, d’alerter les autorités, de collaborer avec ces dernières et de recourir à des solutions de récupération spécialisées.

Définition du rançongiciel : Le fléau numérique

Un rançongiciel est un logiciel malveillant utilisé par les cybercriminels pour bloquer l’accès aux données ou aux systèmes, empêchant ainsi l’utilisateur de les utiliser. Ce logiciel malveillant fonctionne en chiffrant les fichiers de l’utilisateur ou en verrouillant l’accès à ses appareils. Le but des pirates informatiques est d’extorquer de l’argent à leurs victimes en échange de la promesse de redonner l’accès aux données corrompues.

La demande de rançon en détail

La somme exigée en rançon peut varier de quelques milliers à plusieurs millions de dollars, en fonction du niveau de sophistication de l’attaque et des renseignements sur la solvabilité de la victime. Par exemple, le montant médian payé pour les rançons en 2023 était de 200.000 $. Dans certains cas, la somme exigée en rançon correspondait à environ 3% du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise ciblée.

Le Bitcoin, comme exemple de cryptomonnaie, est souvent privilégié pour le règlement des rançons, car il présente des difficultés à être tracé, ce qui bénéficie aux cybercriminels pour convertir en argent liquide. Cette pratique soulève des questions en matière de services financiers et de sécurité sur Internet.

Les conséquences pour les victimes

L’impact d’une attaque par ransomware sur une entreprise va bien au-delà du simple paiement de la rançon. En effet, le paiement de la rançon ne constitue souvent que jusqu’à 15 % du coût total d’une attaque de ransomware. Les entreprises subissent également d’autres coûts, tels que le ralentissement de l’activité, les frais de réparation et d’intervention.

En outre, la paralysie de l’activité et le vol de données sont des conséquences majeures des attaques par ransomware, qui entraînent une baisse de l’activité et une dégradation de la productivité. La réputation d’une entreprise peut également être gravement affectée par une attaque de ransomware, entraînant des dommages estimés à 20 % des coûts globaux dus aux altérations de l’image publique et à la perte de clientèle potentielle.

Enfin, les attaques par ransomware peuvent causer un technostress important chez les employés, confrontés à des équipements informatiques hors service et à de nouveaux défis au travail.

Les modes de propagation des logiciels malveillants

Les rançongiciels se propagent principalement en exploitant les vulnérabilités humaines et technologiques. Le point d’entrée le plus courant pour le ransomware est le phishing. Les attaques de phishing par ingénierie sociale utilisent souvent l’usurpation d’identité par courrier électronique pour inciter les employés à cliquer sur des liens malveillants. De plus, les appareils mobiles sont de plus en plus ciblés par les ransomwares, qui exploitent les vulnérabilités pour rendre les appareils inutilisables, tandis que les attaques par téléchargement drive-by exploitent les vulnérabilités des navigateurs web et des applications sans intervention humaine.

De plus, il est intéressant de noter que la diversité des souches de ransomware est évidente à partir de la variété des méthodes d’attaque, qui incluent le phishing et l’exploitation des vulnérabilités système. Cela souligne la nécessité d’une approche multifacettes pour lutter contre ce fléau numérique.

Le rôle des pièces jointes et liens malveillants

Les attaques par pièces jointes d’e-mails sont une méthode courante de propagation des ransomwares. En effet, les e-mails de phishing utilisent souvent l’imitation d’entreprises ou d’individus connus, ainsi qu’une pression psychologique pour inciter les victimes à ouvrir ces pièces jointes ou à cliquer sur des liens infectés.

Pour contrer ces attaques, l’utilisation d’outils de sécurité est recommandée pour surveiller activement les pièces jointes de courriels et les liens vers des sites web potentiellement dangereux.

En d’autres termes, une partie de la solution réside dans le renforcement des mécanismes de défense contre les logiciels malveillants et l’éducation des utilisateurs.

L’exploitation des vulnérabilités système

Les vulnérabilités système sont une autre voie d’infection privilégiée par les rançongiciels, tels que les virus. Par exemple, les kits d’exploitation cachés dans les publicités en ligne (malvertising) et ceux hébergés sur des sites web infectés utilisent des vulnérabilités dans les navigateurs ou plugins pour injecter des ransomwares.

De même, certains ransomwares exploitent les outils système comme PowerShell pour réaliser des activités malveillantes sans qu’un fichier détectable soit impliqué. Les nouvelles souches de ransomware comprennent des mécanismes de propagation en réseau visant d’autres appareils connectés.

Enfin, les vulnérabilités dans les services VPN SSL publiques sont devenues des cibles pour les attaquants, surtout pendant des périodes de hausse du télétravail telles que la pandémie.

Types et familles de logiciels malveillants connus

Il existe deux types majeurs de ransomwares parmi les plus répandus au monde : le locker ransomware et le crypto-ransomware. Le locker ransomware bloque complètement l’accès aux fonctions de base d’un ordinateur, tandis que le crypto-ransomware chiffre des données sensibles, nécessitant une clé de déchiffrement pour accéder aux contenus cryptés.

Ransomware ciblant Windows

Les systèmes d’exploitation Windows sont les plus ciblés par les ransomwares, en raison de leur utilisation répandue. En effet, 93% des rançongiciels détectés sont des exécutables basés sur Windows, mettant en évidence la prédominance des ransomwares qui ciblent les systèmes Windows.

Par exemple, WannaCry est un exemple de ransomware qui ciblait les ordinateurs utilisant Microsoft Windows, en chiffrant les données et en exigeant une rançon en Bitcoin pour leur restitution.

Cette réalité souligne l’importance de mettre en place des mesures de sécurité robustes et des politiques de mise à jour régulière des logiciels pour les systèmes d’exploitation Windows.

Variété des souches de ransomware

Depuis 2020, plus de 130 souches différentes de ransomware ont été détectées, selon le rapport “Ransomware in a Global Context” de VirusTotal. Parmi ces souches, la famille de ransomware GandCrab était la plus répandue, représentant 78,5% de tous les échantillons reçus.

Cette variété de souches de ransomware souligne l’ampleur du défi auquel sont confrontés les experts en cybersécurité. En outre, il est important de noter que les territoires les plus touchés par les ransomwares incluent:

  • Israël
  • la Corée du Sud
  • le Vietnam
  • la Chine
  • Singapour
  • l’Inde
  • le Kazakhstan
  • les Philippines
  • l’Iran
  • le Royaume-Uni

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Mesures de protection contre les logiciels qui demandent de l’argent

Pour contrer efficacement les attaques de rançongiciels, il est essentiel de mettre en place une série de mesures de sécurité. Celles-ci incluent:

  • La mise à jour régulière des antivirus
  • La configuration appropriée du pare-feu
  • L’adoption de systèmes de filtrage avancés
  • S’assurer que le système d’exploitation et les logiciels, en particulier les outils de sécurité tels que les antivirus et les anti-malwares, soient régulièrement mis à jour pour bénéficier des derniers correctifs de sécurité.

Les plans de récupération suite à une attaque par ransomware doivent:

  • Protéger les sauvegardes contre l’accès non autorisé
  • Détecter les intrusions rapidement grâce à des technologies avancées
  • Permettre une restauration sans échec des données à grande échelle
  • Renforcer la sécurité avec des authentifications robustes telles que l’authentification à deux facteurs et les systèmes de connexion unique (Single Sign-On, SSO)

Enfin, la cyber-résilience peut être renforcée par une approche de sécurité qui suppose que la confiance est toujours à prouver, connue sous le nom de Zero Trust, intégrant des principes qui empêchent les intrusions malveillantes dans les environnements réseau. 

Importance des sauvegardes de données

La sauvegarde régulière des données sur un disque dur est la meilleure défense contre les ransomwares, permettant la restauration des données sans paiement de rançon. En effet, adopter la stratégie de sauvegarde 3-2-1 garantit une meilleure protection, avec au moins trois copies des données sur deux types de stockage et une en lieu sûr hors site.

Il est également crucial que les sauvegardes soient protégées de l’encodage par les ransomwares, soit en étant conservées hors ligne ou via des stockages immuables. Enfin, une vérification régulière des sauvegardes est cruciale pour s’assurer de leur bon fonctionnement et de la possibilité de restaurer les données avec succès après une attaque.

Éducation et sensibilisation des utilisateurs

L’éducation, la sensibilisation des utilisateurs et la lecture sont des éléments clés de la cybersécurité. Les formations régulières des utilisateurs sont cruciales pour développer la capacité à reconnaître les tentatives de phishing et les pratiques de navigation sécurisée, renforçant ainsi la culture de la cybersécurité.

De plus, l’hygiène en cybersécurité, comprenant l’utilisation de mots de passe robustes et la limitation de l’accès aux sauvegardes, est fondamentale pour prévenir les infections par rançongiciel.

De plus, il est essentiel de sensibiliser les utilisateurs à:

  • ne pas ouvrir de pièces jointes email douteuses
  • ne pas cliquer sur des liens de sources peu sûres
  • éviter les téléchargements sur des réseaux Wi-Fi publics sans l’utilisation d’un VPN sécurisé.

Que faire si vous êtes touché par un logiciel qui vous demande de l’argent ?

Si vous êtes touché par un rançongiciel, il est important de savoir comment réagir. Voici les étapes à suivre :

  1. Déconnectez immédiatement la machine infectée du réseau pour limiter la propagation du rançongiciel.
  2. Alertez votre service ou prestataire informatique pour une action rapide.
  3. Suivez les conseils de rester calme, de ne pas payer la rançon et de vérifier les sauvegardes existantes.

Ne pas céder à l’extorsion

Payer la rançon n’assure pas la récupération des données et renforce le modèle d’affaires des criminels en leur fournissant des ressources financières. En effet, le paiement de la rançon soutient le financement des activités criminelles, permettant le recrutement de nouveaux hackers et le perfectionnement des logiciels d’attaque.

De plus, plus de la moitié des entreprises qui ont cédé aux exigences des hackers en payant la rançon n’ont pas récupéré toutes leurs données, et 80% d’entre elles ont été victimes de nouvelles attaques. Par conséquent, il est fortement recommandé de ne pas céder à l’extorsion.

Collaboration avec les autorités

En cas d’infection par un rançongiciel, il est crucial de collaborer avec les autorités. Les victimes d’une attaque par rançongiciel doivent signaler l’incident aux autorités et peuvent déposer plainte en ligne par des plateformes dédiées comme THESEE ou par une pré-plainte en ligne.

Il est également essentiel pour les victimes de conserver les preuves techniques de l’incident pour faciliter le travail d’enquête et la recherche des auteurs par les autorités. De plus, notifier la CNIL en cas de fuite de données personnelles devient une partie essentielle du processus de collaboration avec les autorités.

Étude de cas : Attaques de ransomware marquantes

Il est utile d’examiner des cas réels d’attaques de ransomware pour mieux comprendre leur impact et leur portée. Par exemple, l’attaque WannaCry de mai 2017 a touché environ 230 000 ordinateurs dans le monde et a eu un impact financier estimé à 4 milliards de dollars à l’échelle globale.

Une autre attaque notable est celle de NotPetya, survenue en juin 2017, qui a affecté de grandes entreprises mondiales telles que:

  • Rosneft
  • Maersk
  • Merck
  • WPP
  • Saint-Gobain

Cette attaque a causé des perturbations majeures et des dommages estimés à plus de 10 milliards de dollars. Ces exemples soulignent la menace sérieuse que représentent les rançongiciels et l’importance de prendre des mesures de sécurité adéquates.

Solutions et services de récupération après une attaque

Il existe plusieurs solutions et services de récupération après une attaque de ransomware. Par exemple, Ontrack propose des solutions spécialisées en récupération de données et supporte divers types de médias, avec des outils de développement personnalisés adaptés aux différents scénarios de perte de données.

D’autres solutions, comme celle proposée par Cohesity, offrent des moyens avancés pour restaurer des machines virtuelles, des bases de données et des volumes de données via une plateforme qui intègre des snapshots inaltérables et une analyse par machine learning pour une reprise d’activité rapide après une attaque ransomware.

Perspectives futures dans la lutte contre les logiciels qui demandent de l’argent

Alors que la menace des rançongiciels continue d’évoluer, l’industrie de la cybersécurité s’adapte et innove pour mieux lutter contre ces cyberattaques. L’adoption de systèmes matériels de confiance basés sur l’intelligence artificielle et des plateformes de sécurité alimentées par l’IA renforce les défenses des centres de données et assure des architectures Zero Trust plus robustes.

D’autres initiatives, comme le programme Ransomware Vulnerability Warning Pilot de la CISA, identifient proactivement les systèmes d’information vulnérables aux attaques par ransomwares et visent à avertir les entreprises pour réduire les risques en temps opportuns.

Par ailleurs, l’intelligence artificielle est de plus en plus utilisée pour automatiser la détection des menaces et pour la formation des professionnels en cybersécurité, compensant ainsi la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans ce secteur.

En résumé 

Les logiciels qui demandent de l’argent représentent une menace sérieuse pour les individus et les organisations à travers le monde. Ils se propagent par le biais de techniques d’hameçonnage, de pièces jointes malveillantes et en exploitant les vulnérabilités des systèmes.

Les rançongiciels sont variés, avec de nombreux types et familles, et ciblent principalement les systèmes Windows en raison de leur utilisation répandue. Pour lutter contre cette menace, il est essentiel de mettre en place des mesures de sécurité robustes, de réaliser des sauvegardes régulières et de sensibiliser les utilisateurs. En cas d’infection par un rançongiciel, il est important de ne pas céder à l’extorsion et de collaborer avec les autorités.

FAQ sur les logiciels malveillants qui demandent de l’argent 

Comment savoir si il y a un logiciel malveillant ?  

Pour détecter la présence de logiciels malveillants, observez les programmes s’exécutant automatiquement lors du démarrage de l’ordinateur, utilisez le Gestionnaire de tâches sur les ordinateurs Windows, ou surveillez les signes tels que des redirections non voulues, des annonces pop-up, and a ralentissement de la vitesse de l’ordinateur.

Comment appelle-t-on une application qui dissimule un programme malveillant ? 

On appelle cela un “cheval de Troie informatique” ou “adware” qui dissimule des programmes malveillants sous une apparence inoffensive. Restez vigilant lors de l’installation de nouveaux logiciels.

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