Qu’est-ce qu’un ransomware et comment s’en protéger ?

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Ignorer la menace des ransomware revient à parier l’avenir de son entreprise sur une faille que l’on ne connaît pas encore. Une seule attaque par rançongiciel suffit à chiffrer l’intégralité des données critiques et à interrompre plusieurs jours d’activité.

Un ransomware, ou rançongiciel, est un malware de chiffrement utilisé par des cybercriminels pour bloquer l’accès aux systèmes et exiger une demande de rançon. Cette forme de cyberattaque s’appuie souvent sur le phishing et évolue vers des campagnes de double extorsion particulièrement destructrices.

Cet article permet d’identifier les mécanismes clés d’une attaque, d’en anticiper les signaux faibles et de comprendre ce qui différencie une infrastructure réellement résiliente d’un SI vulnérable.

Comprendre le ransomware : définition et fonctionnement

Un ransomware, ou rançongiciel, est un logiciel malveillant conçu pour bloquer l’accès aux données d’une entreprise en les chiffrant, avant d’exiger une rançon pour en rétablir l’accès. Le scénario type combine deux formes de pression : la paralysie opérationnelle en bloquant les fichiers critiques, et la menace de divulgation des données volées, pour pousser l’entreprise à payer.

Techniquement, une attaque par ransomware se décompose en plusieurs étapes. L’infection initiale repose souvent sur l’exploitation d’une faille de sécurité ou sur des campagnes de phishing. Une fois le réseau compromis, le logiciel malveillant repère les fichiers sensibles avant de les chiffrer grâce à des algorithmes puissants (comme AES ou RSA). Une fois ce processus terminé, une note de rançon s’affiche, précisant que seule une clé, généralement vendue en crypto-monnaie, peut restaurer l’accès.

Les points d’entrée varient : emails piégés, liens malveillants, failles dans les services exposés comme RDP, ou encore navigateurs et plugins non mis à jour. Une fois dans le système, le ransomware peut se propager rapidement sur le réseau, y compris via des partages de fichiers ou des accès insuffisamment segmentés.

En résumé : Le ransomware chiffre les données critiques d’une entreprise et exige une rançon, combinant interruption d’activité et menace de fuite d’informations sensibles.

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Typologie des ransomwares

Les ransomwares ne se valent pas tous. Les plus répandus sont les crypto-ransomwares, qui chiffrent une sélection de fichiers stratégiques sans rendre l’appareil inutilisable. L’entreprise conserve une certaine marge de manœuvre, mais perd l’accès à ses ressources essentielles jusqu’à la remise d’une potentielle clé de déchiffrement.

Les ransomwares de type locker, eux, bloquent l’intégralité du poste de travail. L’utilisateur se retrouve face à un écran bloquant, sans possibilité d’interagir avec l’appareil. Bien que ces attaques soient souvent plus rudimentaires, elles visent des profils d’utilisateurs peu aguerris, comme dans le grand public ou certaines petites structures.

La double extorsion, désormais fréquente, introduit une nouvelle dimension. En plus de chiffrer les données, les attaquants en volent une copie. Ils menacent ensuite leur publication pour doubler la pression. Même en présence de sauvegardes efficaces, l’entreprise peut se sentir forcée de payer pour limiter l’impact réputationnel ou éviter une non-conformité réglementaire.

Enfin, l’émergence du ransomware-as-a-service (RaaS) transforme la menace en modèle économique. Des groupes cybercriminels commercialisent des kits prêts à l’emploi, accessibles à des affiliés moins techniques. Résultat : multiplication des campagnes et diversification des cibles, avec une montée en charge industrielle de ce type d’attaque.

En résumé : Le ransomware se décline en plusieurs formes, du simple blocage d’appareil à la double extorsion, dans un modèle désormais industrialisé par le ransomware-as-a-service.

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Les conséquences d’une attaque par ransomware

L’impact d’un ransomware va bien au-delà de la rançon elle-même. Dans les cas les plus sévères, l’activité est complètement interrompue : production à l’arrêt, services clients inaccessibles, données administratives verrouillées. Cette désorganisation pèse directement sur la continuité des opérations.

Le volet réputationnel est tout aussi critique. Perte de confiance des clients, exposition médiatique, atteinte à la crédibilité interne… Des mois d’efforts peuvent être balayés. Et lorsque des données sensibles sont publiées, c’est parfois l’intégrité juridique et financière de l’entreprise qui se retrouve en jeu.

En cas d’exfiltration, les risques augmentent : perte de propriété intellectuelle, exposition des données personnelles, risques de fraude ou d’usurpation d’identité. Certaines entreprises perdent définitivement des projets entiers, faute de pouvoir récupérer des fichiers altérés ou irrécupérables.

Le cadre réglementaire renforce aussi la pression : RGPD, directive NIS2, ou encore DORA dans la finance exigent une déclaration rapide, des mesures documentées, et des moyens de détection et de protection démontrables. À défaut, contrôles, sanctions financières et procédures judiciaires peuvent suivre.

Sur le plan financier, il faut compter bien au-delà du montant demandé. Expertise forensique, reconstruction de l’infrastructure, pertes d’exploitation, frais juridiques, crise de communication, hausse des primes d’assurance… Le coût réel est souvent multiplié par dix par rapport à la rançon exigée.

En résumé : Une attaque par ransomware peut paralyser une entreprise, entacher sa réputation, engager sa responsabilité juridique et générer des coûts très supérieurs à la rançon elle-même.

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Pourquoi les PME, ETI et grandes organisations sont ciblées

Toutes les tailles d’organisation sont visées, mais les PME et ETI représentent une cible de choix. Moins bien dotées en ressources cybersécurité, avec des systèmes parfois obsolètes ou mal segmentés, elles offrent une surface d’attaque plus accessible. Les tests de pénétration inopinés révèlent souvent des angles morts critiques.

L’aspect humain reste une faille constante. Entre méconnaissance des menaces, absence de réflexes de sécurité ou réactions inadaptées devant un email suspect, les erreurs de manipulation sont à l’origine d’une grande majorité d’incidents. Or, dans beaucoup de PME, la cybersécurité repose encore sur quelques personnes, parfois non spécialisées.

Le niveau de maturité très variable entre les organisations joue aussi. Certaines possèdent un SOC ou des outils EDR performants, d’autres doivent encore structurer leur politique de cybersécurité depuis zéro. Les attaquants l’ont bien compris : ils adaptent leur méthode à la maturité de la cible, en visant une rentabilité maximale.

Enfin, les structures de taille intermédiaire sont souvent jugées solvables mais vulnérables : elles n’ont ni la résilience technique des grands groupes, ni la discrétion légale du secteur public. Ajoutons à cela un ciblage sectoriel croissant, dans l’industrie, la santé ou les services essentiels, pour maximiser l’effet de levier d’une attaque.

En résumé : Les PME et ETI sont des cibles privilégiées pour les ransomwares : moins protégées, plus exposées au facteur humain et souvent considérées comme plus enclines à payer.

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Comment détecter une attaque au plus tôt

La détection précoce est souvent ce qui fait la différence entre un incident contenu et une crise majeure. Certains signaux faibles doivent alerter : ralentissements inexpliqués, fichiers inaccessibles, processus anormaux, ou encore connexions réseau inhabituelles. Le blocage ne survient pas toujours immédiatement : chaque minute compte.

L’analyse complète des journaux (ou logs) est indispensable pour identifier la compromission à ses débuts. Ces traces doivent couvrir l’ensemble de l’environnement : serveurs, équipements réseau, applications métier, endpoints. La mise en corrélation de ces informations permet de reconstituer les étapes de l’attaque.

Les dispositifs EDR surveillent les terminaux en continu, avec la capacité d’isoler un poste suspect automatiquement. Couplés à un SIEM, ils permettent une détection croisée entre les différentes couches de l’infrastructure. Ce type d’architecture est incontournable dans tout système d’information que l’on veut véritablement résilient.

Le comportement des systèmes de sauvegarde peut aussi trahir une compromission : suppression inhabituelle de jeux de données, effacement de volumes, tentatives d’altération. Une surveillance active du processus de sauvegarde complète le dispositif de détection. Il ne suffit pas que la sauvegarde existe : elle doit alerter elle-même.

En résumé : Identifier les signes avant-coureurs et exploiter les journaux ainsi que des outils de détection avancés permet de contenir une attaque avant son déploiement massif.

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Les bonnes pratiques pour se protéger efficacement

Sécuriser les accès est un point de départ stratégique. Mettre en œuvre l’authentification multi-facteur, désactiver les ports inutiles (RDP, SMB), cloisonner les réseaux et restreindre les privilèges d’administration réduit massivement le terrain d’action d’un ransomware. Le VPN, bien configuré, reste un canal d’accès distant fiable.

Le pilotage de la sécurité passe aussi par une gestion rigoureuse des vulnérabilités : veille réactive sur les failles publiées, application rapide des correctifs, protocoles de test avant déploiement. L’absence de mise à jour reste l’un des vecteurs d’attaque les plus fréquemment exploités.

Les sauvegardes doivent faire l’objet d’un véritable plan stratégique. Sauvegarder ne suffit pas : une stratégie efficace inclut une copie isolée, des tests réguliers de restauration, et un rythme conforme aux impératifs métier. Une sauvegarde inutilisable en cas de crise est un faux sentiment de sécurité.

La sensibilisation reste l’un des leviers les plus rentables. Former les salariés, simuler des attaques de phishing, diffuser des contenus pédagogiques adaptés au niveau de chaque équipe : c’est un rempart clé contre le facteur humain, trop souvent ignoré.

Enfin, limiter les droits d’accès selon le principe de moindre privilège évite la propagation rapide d’un ransomware. Les comptes à privilèges doivent être étroitement surveillés, temporaires, et surtout inutilisables en dehors des fenêtres d’intervention nécessaires.

En résumé : Renforcer les accès, corriger les failles, sauvegarder efficacement et sensibiliser les équipes sont les piliers d’une stratégie antivecteur ransomware solide.

Face au ransomware, l’enjeu n’est plus de comprendre, mais d’anticiper. Ce n’est pas la technologie qui fait la différence, c’est la capacité à agir vite, au bon niveau, avec les bons réflexes.

Pour évaluer concrètement votre exposition et bâtir une réponse adaptée à vos contraintes, notre équipe se tient prête à échanger avec vous en toute transparence. Prenez contact, posons les bonnes bases ensemble.

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FAQ

Qui est ciblé par les ransomwares ?

Ralentissement du système, pop-ups intempestifs, usage élevé des ressources, changements non autorisés, et fichiers cryptés sont des signes d’infection par un malware.

En quoi consiste une attaque par rançongiciel ?

Une attaque par rançongiciel consiste à chiffrer les fichiers d’un utilisateur ou d’une organisation, bloquant leur accès jusqu’à ce qu’une rançon, souvent demandée en Bitcoin, soit payée. Les pirates utilisent un message pour informer la victime de la situation, exigeant le paiement pour le déchiffrement.

Quels sont les conséquences des ransomwares sur les entreprises ?

Les conséquences des ransomwares sur les entreprises incluent la perte d’accès aux données critiques, des interruptions d’activité coûteuses, la perte de revenus, ainsi que des dommages à la réputation. Les coûts de récupération peuvent s’élever à des millions de dollars, sans garantie de restauration complète des données.

Qu’est-ce qu’une simulation de ransomware ?

Une simulation de ransomware est un exercice de sécurité informatique où une attaque de ransomware fictive est simulée dans un environnement contrôlé. Cela aide les entreprises à évaluer leur préparation et leur réponse à de véritables incidents de ransomware, renforçant ainsi leur posture de sécurité.

Comment reconnaître un rançongiciel ?

Reconnaître un rançongiciel implique souvent la détection d’un message inattendu informant que vos fichiers ont été chiffrés et demandant une rançon, généralement en Bitcoin. Les signes avant-coureurs incluent la lenteur du système, l’impossibilité d’accéder à des fichiers, et des extensions de fichiers modifiées.

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